Le temps qu’il reste

La Rédaction
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Elia Suleiman est sans nul doute aujourd’hui le plus grand représentant du cinéma palestinien. Ce cinéaste nomade et autodidacte a fait le tour du monde. Les créations de ce natif de Nazareth s’axent majoritairement autour de la question de la représentation des arabes à la télévision et au cinéma. Ses courts et longs métrages comme Rêve arabe et Identité palestinienne témoignent de ses engagements idéologiques. Son dernier film en couleur Le temps qu’il reste réalisé en 2009, projeté aux archives Audiovisuelles le 27 mai, est autobiographique. Fait à l’aide du carnet personnel de son père ainsi que des lettres manuscrites de sa mère, ce long métrage repose sur la vie de sa famille de 1948 à aujourd’hui. « Mêlant mes souvenirs intimes d’eux et avec eux, le film dresse le portrait de la vie quotidienne de ces palestiniens qui sont restés sur leurs terres natales et qui ont été étiquetés Arabes-Israéliens », affirme-t-il. En parfait équilibriste tantôt acteur tantôt cinéaste, Elia Suleiman a réalisé un joli coup de maître. À vous d’en juger le 27 mai prochain…//C.F.

Mardi 27 mai à 20h30. Au Théâtre des Variétés à Monaco. Tarif unique : 6 euros. Renseignements : +377 97 98 43 26.

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