« Le cinéma, c’est comme un orchestre »

La Rédaction
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Vittorio Storaro, oscarisé pour Apocalypse Now, a présidé le jury du Festival de la comédie. Rencontre.

Par Margaux Biancheri.

Dans le métier, il n’est pas connu pour avoir travaillé sur des comédies. A Monaco, du 19 au 22 février, il a tenu un rôle à contre-emploi. Vittorio Storaro, oscarisé en tant que directeur de la photographie d’Apocalypse Now (1980), Reds (1982) et Le Dernier Empereur (1988) a en effet présidé le jury du Monte-Carlo Film festival de la comédie d’Ezzo Greggio. Pour ce professionnel confirmé du cinéma dramatique, une chose est certaine : il est plus difficile de faire rire que de faire pleurer. « Le cinéma, c’est comme un orchestre, il y a le scénographe, l’ingé son, le costumier… et après il y a le registre (à l’instar d’un chef d’orchestre, N.D.L.R.), qui fait jouer tous les professionnels et surtout les acteurs ».

Clair-obscur
Selon Vittorio Storaro, la comédie est loin d’être un sous-genre. D’ailleurs, le directeur de la photographie voit le festival de Monte-Carlo, « unique au monde », comme le moyen de lancer de jeunes acteurs qui veulent percer dans ce registre. Le regard avisé du septuagénaire a donc sans doute représenté un plus pour cette nouvelle édition. Vittorio Storaro a en effet travaillé avec les plus grands noms du cinéma tel que Francis Ford Coppola. « C’est lui qui a lancé ma carrière internationale, explique Vittorio Storaro. Il a été sensible au clair-obscur que j’ai créé dans Le Conformiste de Bernardo Bertolucci et il voulait la même chose pour Apocalypse Now. »

Dans le métier, il n’est pas connu pour avoir travaillé sur des comédies. A Monaco, du 19 au 22 février, il a tenu un rôle à contre-emploi. Vittorio Storaro, oscarisé en tant que directeur de la photographie d’Apocalypse Now (1980), Reds (1982) et Le Dernier Empereur (1988) a en effet présidé le jury du Monte-Carlo Film festival de la comédie d’Ezzo Greggio. Pour ce professionnel confirmé du cinéma dramatique, une chose est certaine : il est plus difficile de faire rire que de faire pleurer. « Le cinéma, c’est comme un orchestre, il y a le scénographe, l’ingé son, le costumier… et après il y a le registre (à l’instar d’un chef d’orchestre, N.D.L.R.), qui fait jouer tous les professionnels et surtout les acteurs ».

Javier-Ruiz-Caldera

Tres Bodas de Mas, la comédie dirigée par le réalisateur espagnol Javier Ruiz Caldera, a remporté le prix du meilleur film et de la meilleure actrice.

 

Clair-obscur

Selon Vittorio Storaro, la comédie est loin d’être un sous-genre. D’ailleurs, le directeur de la photographie voit le festival de Monte-Carlo, « unique au monde », comme le moyen de lancer de jeunes acteurs qui veulent percer dans ce registre. Le regard avisé du septuagénaire a donc sans doute représenté un plus pour cette nouvelle édition. Vittorio Storaro a en effet travaillé avec les plus grands noms du cinéma tel que Francis Ford Coppola. « C’est lui qui a lancé ma carrière internationale, explique Vittorio Storaro. Il a été sensible au clair-obscur que j’ai créé dans Le Conformiste de Bernardo Bertolucci et il voulait la même chose pour Apocalypse Now. »

 

Transmission

N’ayant plus rien à prouver, l’Italien se trouve-t-il aujourd’hui dans une période de transmission ? Son nouveau livre L’art de la Cinématographie semble le confirmer. Il y réécrit le septième art à travers les yeux des plus grands scénaristes avec une vision originale et très personnelle des chefs d’œuvres du cinéma. « Cet ouvrage est destiné aux jeunes générations qui ne connaissent pas les personnalités qui ont fait l’histoire du cinéma. C’est un hommage à ses grands maîtres. Une sélection de films qui nous ont fait rêver et inspirer. C’est un travail d’historien, pas de critique ! ». Pour départager les films présentés à Monaco, il aura pourtant fallu l’être. Le jury (1), qui s’est dit lui-même « sévère », a finalement tranché. Tres Bodas de Mas, la comédie dirigée par le réalisateur espagnol Javier Ruiz Caldera a remporté le prix du meilleur film et de la meilleure actrice avec Inma Cuesta. Pour le prix du meilleur réalisateur, meilleur acteur et le prix spécial du jury pour la photographie, c’est le film allemand Fack ju Göhte de Bora Dagtekin qui s’est démarqué. Le film russe Speak Of the Devil a reçu, quant à lui, le prix de la meilleure production. C’est Sole e Cantinelle produit par Pietro Valsecchi qui a été élue meilleure comédie de l’année. Vittorio Storaro a lui aussi été récompensé pour son travail par le prix à la carrière, au même titre que Lina Wetermuller.

(1) Vittorio Storaro a délibéré aux côtés de Lina Wertmuller, réalisatrice ayant travaillé avec Fellini et Arkadiy Golubovich, acteur connu entre autre pour L’école secondaire (2010).
N’ayant plus rien à prouver, l’Italien se trouve-t-il aujourd’hui dans une période de transmission ? Son nouveau livre L’art de la Cinématographie semble le confirmer. Il y réécrit le septième art à travers les yeux des plus grands scénaristes avec une vision originale et très personnelle des chefs d’œuvres du cinéma. « Cet ouvrage est destiné aux jeunes générations qui ne connaissent pas les personnalités qui ont fait l’histoire du cinéma. C’est un hommage à ses grands maîtres. Une sélection de films qui nous ont fait rêver et inspirer. C’est un travail d’historien, pas de critique ! ». Pour départager les films présentés à Monaco, il aura pourtant fallu l’être. Le jury (1), qui s’est dit lui-même « sévère », a finalement tranché. Tres Bodas de Mas, la comédie dirigée par le réalisateur espagnol Javier Ruiz Caldera a remporté le prix du meilleur film et de la meilleure actrice avec Inma Cuesta. Pour le prix du meilleur réalisateur, meilleur acteur et le prix spécial du jury pour la photographie, c’est le film allemand Fack ju Göhte de Bora Dagtekin qui s’est démarqué. Le film russe Speak Of the Devil a reçu, quant à lui, le prix de la meilleure production. C’est Sole e Cantinelle produit par Pietro Valsecchi qui a été élue meilleure comédie de l’année. Vittorio Storaro a lui aussi été récompensé pour son travail par le prix à la carrière, au même titre que Lina Wetermuller.

(1) Vittorio Storaro a délibéré aux côtés de Lina Wertmuller, réalisatrice ayant travaillé avec Fellini et Arkadiy Golubovich, acteur connu entre autre pour L’école secondaire (2010).

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