Le CSM accoste
quai Antoine 1er

La Rédaction
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Autrefois situé au musée océanographique, le centre scientifique de Monaco s’est installé quai Antoine 1er. Un gain d’espace qui permet d’élargir les activités du centre.

Par Clarine Baudin.

« Il devenait indispensable de changer les locaux ». C’est avec ces mots que l’équipe de direction du Centre Scientifique de Monaco (CSM) a introduit la visite de son nouvel espace de travail. Fini le confinement au sein du musée océanographique. Le centre s’est implanté plus près de la mer, au 8 quai Antoine 1er. Il dispose maintenant, sur deux étages, de près de 2 500 mètres carrés. Une surface désormais suffisante pour réunir les vingt chercheurs qui composent les équipes des trois axes de recherches exploités au CSM à savoir la biologie marine, la biologie polaire et la biologie médicale. Une proximité importante pour l’échange des idées. « En science, les solutions se trouvent généralement aux frontières des domaines explorés », rappelle le directeur de recherche INSERM, Gilles Pagès. Plus d’espace donc, mais aussi plus de sécurité puisque les nouveaux laboratoires sont aux toutes dernières normes.

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L’excellence en coraux
Le CSM, au départ entièrement dédié à la biologie marine, est devenu sous l’impulsion du prince Albert II un centre de recherche multi-composantes. Côté biologie marine, le travail continue, principalement sur les coraux. Depuis de nombreuses années le CSM excelle dans ce domaine. La principauté est d’ailleurs le 8ème pays du monde en nombre de publications sur les coraux. La création d’un axe de recherche sur la biologie polaire allait d’elle même, au vu de l’attachement du prince à l’Antarctique. Une équipe de deux chercheurs du CSM est en permanence sur le terrain, notamment en Terre Adélie. Les données qu’elle recueille sont directement envoyées jusqu’aux locaux monégasques du CSM, où elles sont étudiées par l’informatique.

Ouverture sur le médical
Autre nouveauté depuis quelques mois, la recherche en biologie médicale. Elle comporte plusieurs activités dont la recherche clinique, qui aide à la mise en œuvre de programmes en liaison directe avec les acteurs de soins de la principauté. La recherche se fait ainsi « au lit du malade ». Le CSM travaille également autour des cellules tumorales. A partir de février, dans le cadre biomédical toujours, une équipe animée par Luis Garcia, directeur de recherche au CNRS, travaillera sur les maladies du muscle (myopathies) à l’initiative de l’AMM (association monégasque pour les myopathies). Avec pour objectif de développer dans ce domaine des thérapeutiques innovantes. La création de cette antenne est rendue possible par le changement de locaux du CSM. « Etant donné la révolution qui se passe au centre scientifique, il était normal qu’on soit présent », conclut Luis Garcia.

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