« Pas d’autres cas
de myofasciite à Monaco »

Adrien Paredes
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Suite à notre article intitulé « L’aluminium dans les vaccins, un risque ? » paru dans notre dernier numéro (n° 814), le docteur Jean Lorenzi, chargé de mission et médecin-inspecteur de santé publique à la Direction de l’action sanitaire et sociale (DASS), revient sur la myofasciite à macrophages, une maladie qui serait causée par la présence des sels d’aluminium dans les vaccins. « En 1998, une équipe de chercheurs français a décrit la myofasciite à macrophages (MFM) caractérisée par une lésion inflammatoire localisée au seul point d’injection où l’on retrouve des cristaux d’aluminium. Ces chercheurs ont relié cette lésion locale particulière à un syndrome comportant fatigue chronique, douleurs musculaires et articulaires, ainsi que des troubles neurologiques. La relation entre la lésion locale et les signes cliniques généraux y compris neurologiques n’a pas été prouvée », explique-t-il. Concernant la politique vaccinale, le docteur Jean Lorenzi précise qu’elle « n’incombe pas à l’hôpital » et rappelle que « les adjuvants vaccinaux sont indispensables à de très nombreux vaccins ». « Parmi eux figurent les sels d’aluminium dont les propriétés adjuvantes ont été découvertes par Glenny en 1926. Sans adjuvant, de nombreuses molécules étrangères sont peu ou pas immunogènes », développe-t-il. Quid du moratoire réclamé par des parlementaires français le 13 mars dernier ? « Certes, un groupe d’études de l’Assemblée nationale française sur la vaccination a recommandé, au nom du principe de précaution, un moratoire sur les adjuvants aluminiques, mais l’Académie de médecine, après étude approfondie par sa commission spécialisée pour les maladies infectieuses (présidée par le professeur Bègue, infectiologue) a récusé ensuite cette proposition », répond le docteur Jean Lorenzi.
« Si la France venait à retirer les vaccins contenant des adjuvants aluminiques, il en serait de même à Monaco. Seuls les médecins peuvent prescrire de tels produits en tenant compte des contre-indications propres à chaque patient et lorsque la vaccination est rendue légalement obligatoire en appréciant au cas par cas et, quand cela est possible, la présence ou non de substances adjuvées dans le vaccin », ajoute-t-il également. En dehors du cas de Salvatore Forino, dont nous vous relations l’histoire dans le précédent numéro, « aucun signalement d’autres cas de myofasciite à macrophages n’a été déclaré à l’autorité sanitaire monégasque dans le cadre des effets secondaires liés à l’injection de vaccin ».

journalistAdrien Paredes