Escroquée, la SBM demande réparation

Adrien Paredes
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La Société des Bains de Mer, via une de ses filiales, a été flouée en mai 2009 par un joueur italien à hauteur de 36 000 euros.

Antonio Sorrento, un joueur régulier du casino de Monaco depuis 1991, était considéré comme un client fiable par la Société de financement et d’encaissement (SFE), filiale de la SBM. Jusqu’en mai 2009, où l’Italien, aidé d’un complice, a monté une escroquerie à l’encontre de cette dernière. Le 13 mai 2009, le sexagénaire remet trois chèques à la SFE, d’une valeur de 12 000 euros chacun, soit 36 000 euros au total. Les sommes devant être débitées proviennent du compte de son comparse, non cité à comparaître dans l’affaire car décédé pendant l’instruction de l’enquête. En échange de ces 36 000 euros, Antonio Sorrento demande à la SFE des jetons et des plaques de jeux. La filiale de la SBM entame une procédure de vérification et ne décèle rien d’anormal sur les chèques remis par le joueur. Le 18 mai, celui-ci demande à ce que les chèques ne soient pas encaissés et affirme à la SFE qu’il viendra régler les 36 000 euros en espèces. La SFE lui fait confiance mais ce règlement n’est jamais venu. Alors que le complice remet les chèques non débités sur son compte bancaire, Antonio Sorrento ne joue que 4 000 euros au casino durant son séjour monégasque et se fait rembourser le reste en argent liquide.

Un an de prison ferme
L’enquête démontrera plus tard que les chèques étaient en réalité des faux. Selon un renseignement d’Interpol, les deux hommes étaient recherchés en Suisse pour des faits d’escroquerie similaires. La Société de financement et d’encaissement s’est portée partie civile.
Outre le remboursement des 36 000 euros, elle a demandé 10 000 euros de dommages complémentaires. Le substitut du procureur Jean-Jacques Ignacio a requis une peine de prison ferme assortie d’un mandat d’arrêt international. « Il s’agit d’une escroquerie un peu sophistiquée. Il a joué 4 000 euros et s’est fait rembourser le reste en numéraire. C’était sans doute le meilleur moyen de gagner au casino pendant quelques jours. 36 000 euros ont été détournés des caisses de la SBM », a déclaré le ministère public. Antonio Sorrento a été condamné à un an de prison ferme et 41 000 euros de dommages et intérêts (36 000 euros + 5 000 euros de dommages complémentaires). L’escroc fait également l’objet d’un mandat d’arrêt international.

Du cannabis et des amendes
Peu importe la saison, la détention et la consommation de drogues restent prohibées par la loi à Monaco comme en France. Christophe, 18 ans, a été contrôlé sur la plage du Larvotto un après-midi de juin, avec en sa possession 1,93 g de cannabis. Il devra payer une amende de 200 euros. Le double pour Alexandre, 20 ans, qui lui s’est roulé un joint en public et l’a fumé sur la terrasse d’un établissement de nuit du port Hercule toujours en juin. L’amende la plus élevée, 500 euros, revient à Daniel, 34 ans, qui lui a ressenti le besoin d’un pétard en contemplant Monaco de nuit sur l’avenue Hector Otto. Le trentenaire détenait 11,5 g de cannabis. Ce soir de juin, la vue devait être des plus stupéfiantes.

journalistAdrien Paredes